Les enfants et la justice

Bolivie 2019 AYNI

Keren et Sophia se sont lancées en duo dans le projet Enfants Reporters. Elles ont choisi d’examiner plus en détail la question du droit pénal des mineurs à Genève (Suisse), c’est-à-dire, le système qui est mis en place quand un enfant commet une infraction pénale. Alternant explications théoriques et interviews d’acteurs clés du domaine, tels que le président du tribunal des mineurs et un éducateur spécialisé, leur reportage dresse un panorama de la question.

Dans son reportage écrit intitulé « No necesito terapia, quiero justicia » (1), María Micaela Méndez Vargas, une jeune reporter bolivienne de 16 ans, décrit les difficultés qu’un enfant victime de violences peut rencontrer face au système judiciaire (reportage en espagnol, avec le soutien de l’ONG locale AYNI.

Le droit à la protection

Que veut dire «protéger un enfant»? L’enfant, en raison de son jeune âge, de sa dépendance envers les adultes, ainsi que de son développement physique et mental inachevé, est un être encore fragile. Cette fragilité, cette vulnérabilité l’expose à plus de dangers que les adultes. Les enfants reporters ont voulu attirer notre attention en particulier sur les violences familiales, sur l’exploitation économique que certains enfants subissent par des membres de leur famille, ou encore sur la situation des enfants en conflit avec la loi. Protéger un enfant, c’est préserver son bien-être physique, mental et social. C’est aussi lui apporter un sentiment de sécurité. Ou obtenir justice et réparation s’il est victime d’une violation de ses droits. Les premiers responsables de la protection d’un enfant sont ses parents, sa famille ou toute personne qui en a la charge. Mais l’État a également un rôle à jouer: il doit mettre en place un système efficace pour s’assurer que, quoi qu’il arrive, l’enfant soit toujours protégé.