Le droit à l’éducation

Tou-te-s à l’école?

L’éducation est un droit fondamental de tous les enfants sans distinction aucune: l’enseignement primaire doit être obligatoire et gratuit pour tou-te-s.

Mais il ne suffit pas de construire des écoles pour que tous les enfants puissent bénéficier de cet enseignement.

Les enfants reporters se sont penchés sur différents types de situations qui font obstacle à l’éducation des enfants, tels que les grossesses d’adolescentes, les origines, ou le handicap.

Ils ont également souhaité nous parler des différentes réalités de l’école aujourd’hui:

  • Est-ce qu’on apprend seulement dans une salle de classe?
  • Est-ce qu’aller ou être à l’école devrait être risqué?
  • Comment continuer à aller à l’école dans les régions rurales dépeuplées et oubliées?
  • Qu’est-ce que ça veut dire «aller à l’école» quand son pays est en guerre?

Brésil

Comment le droit à l’éducation est-il garanti à l’intérieur du Brésil, dans les zones rurales, dans l’arrière-pays, dans les chapadas ?

À travers des photos « O Que é uma Sala de Aula? » (1), au croisement de la lumière, de la technique et, surtout, de l’allure des enfants et adolescents, cinquante Enfants Reporters brésiliens et brésiliennes avec le soutien de EFASE, SASOP, MOC et GRAOS DE LUZ nous présentent des moments éternisés qui nous racontent leurs histoires, leurs souvenirs et leurs façons d’enseigner et d’apprendre.

Pour faire face à l’exode du Sertão, une région au Nord-est du Brésil au climat semi-aride, une école agricole familiale a été fondée par des agriculteurs pour offrir aux jeunes de la région une éducation adaptée au contexte de la réalité locale et une formation complète (techniques agricoles, politique et sociale) afin qu’ils restent dans la région et soient outillés pour y vivre dans le respect de la nature et de la souveraineté alimentaire.

Des Enfants Reporters de 12 à 18 ans, avec le soutien de l’école agricole familiale de Sertão (EFASE), mettent en lumière cet exemple d’éducation contextualisée dans le Sertão da Bahia (en portugais).

A cause de coupes budgétaires, de nombreuses écoles rurales sont fermées. Cela suscite des angoisses et génère l’exode rural des familles. Mais même avec des écoles abandonnées, vides, on trouve des enfants qui ont soif d’apprendre, d’avoir des loisirs et une nourriture de qualité et saine. Plusieurs mouvements sociaux collaborent pour résister et permettre aux enfants de participer au développement communautaire.

Les photos « Direito de ter direitos – Por Uma Educação de Qualidade » (2), prises par le groupe d’Enfants Reporters Comunicadireitos, de 8 à 18 ans, avec le soutien du Mouvement des organisations communautaires (MOC), produites dans les écoles rurales de l’arrière-pays de Bahia, dépeignent les améliorations nécessaires pour un processus d’éducation sur le terrain.

Bolivie

Alors que la prévention des grossesses précoces d’adolescentes peut se faire dans le cadre d’ateliers à l’école, les témoignages des élèves boliviens montrent que cette question n’est pas du tout traitée.

Avec le soutien de l’ONG locale AYNI – fondation pour la promotion du développement humain, Noemí, Enfant Reporter de 17 ans, nous partage l’expérience d’une jeune adolescente enceinte de neuf mois « El “peso” de un embarazo en la adolescencia » (3).

Sur les 3 millions d’enfants qui vivent en Bolivie, 739 000 travaillent pour financer leurs études ou aider leur famille. Certains d’entre eux doivent même abandonner leurs études pour travailler.

Le reportage photographique « Los sueños no se cumplen, se trabajan » (4) réalisé par Brayan Núñez Ticona, Enfant Reporter de 16 ans, avec le soutien de l’ONG AYNI, nous montre les divers travaux que les enfants doivent entreprendre pour subvenir à leurs besoins.

Burkina Faso

Quatre Enfants Reporters du Burkina Faso, de 13 à 16 ans, bénéficiaires de PILTEM (Programme Intégré de Lutte contre le Travail des Enfants dans les Mines), ont eux enquêté sur les raisons qui conduisent les enfants à quitter l’école pour aller travailler dans les mines d’or.

Pour certains, l’échec scolaire les avait fait partir, pour d’autres, il s’agissait de raisons économiques.

Tous espéraient trouver un peu d’or, mais à la place ils ont été confrontés à des accidents, des maladies, des violences et toutes sortes de dangers dans un environnement qui n’est pas fait pour les enfants. Une voie de sortie est d’être formés à des métiers non dangereux, tels que la couture ou la coiffure.

Colombie

Les quatre caractéristiques du droit à l’éducation : disponibilité, accessibilité, acceptabilité et adaptabilité sont encore des promesses non tenues pour beaucoup d’enfants en Colombie. Les élèves qui vivent à La Caña, Cerro Campamento, Agua Viva et Campo Bello, courent toutes sortes de risques pour arriver à l’école et quand ils sont à l’école.

Le reportage photographique « Cuando estudiar es un riesgo » (5), réalisé par les Enfants Reporters de 12 à 15 ans, du programme Sinú y Montes de María (SIMMA), avec le soutien de l’Ecole Morindo Florida, illustre la réalité de ces enfants colombiens.

Inde

Comment se passe la journée d’un enfant travailleur en Inde ?

Ces Enfants Reporters, qui ont tous utilisé un appareil photo pour la première fois, ont voyagé dans différents villages pour prendre des photos de la vie quotidienne des enfants travailleurs, qu’ils aient choisi de travailler ou qu’ils y aient été obligés.

Leur objectif : montrer que sans éducation, le futur des enfants travailleurs est compromis.

« Droit à l’éducation », par cinq Enfants Reporters de 8 à 18 ans, avec le soutien de l’Association de Développement Rural (RDA).

D’autres Enfants Reporters ont choisi de se concentrer sur la question du travail de l’enfant parce qu’ils cherchent à trouver une solution à ce problème.

Ils ont voulu montrer les différents types de travaux effectués par des enfants et comment ils affectent leur salubrité et leur santé.

« Droit à l’éducation », par neuf Enfants Reporters de 8 à 15 ans, avec le soutien de l’ONG Center for Integrated Development (CID) (Centre de développement intégré)

Suisse

Des Enfants Reporters des classes de 2P et 5P, de 5 à 9 ans, de l’école primaire De Chandieu à Genève (Suisse) ont créé une émission radio « Chandieu Five & Two » pour explorer le droit à l’éducation des enfants.

D’autres Enfants Reporters de l’Ecole Moser se sont penchés sur l’accès à l’école des enfants syriens en temps de conflit (en anglais).

(1) « Qu’est-ce qu’une salle de classe? »
(2) « Le droit d’avoir des droits – Pour une éducation de qualité »
(3) « Le « poids » d’une grossesse pour une adolescente »
(4) « Aucun rêve ne se réalise si vous n’y travaillez pas »
(5) « Quand étudier est un risque »

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